Au début du XXe siècle, les Danoises disposent déjà d’une organisation forte qui les encourage à s’instruire et à se manifester dans la vie culturelle et intellectuelle du pays. La Dansk kvindesamfund (« association des femmes danoises »), fondée en 1871, milite pour ouvrir les hautes écoles aux femmes et pour leur assurer des droits dans tous les domaines. Ces efforts sont couronnés par la Constitution de 1915 qui accorde le droit de vote aux femmes.
Comme plusieurs de ses contemporaines oubliées, Marie Bregendahl (1867-1940) décrit la vie de la femme à la campagne. Reconnue pour son réalisme psychologique, elle continue après 1920 à publier des recueils de nouvelles remarquables, notamment Sødalsfolkene (« les gens de Soedal », 1935). Dans ses romans du début du siècle, Karin Michaëlis (1872-1950) s’intéresse surtout aux problèmes liés à la biologie féminine. Son autobiographie en trois volumes, Pigen med glasskårene (« la fille aux débris de verre », 1950), illustre les restrictions imposées aux femmes quel que soit leur âge.
Vilipendée pour avoir voulu mener une vie indépendante dès sa jeunesse,...
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■ BROSTRØM T. (dir.), Danske digtere i det 20. århundrede, Copenhague, GEC Gad, 1982 ; DALAGER S., MAI A.-M., Danske kvindelige forfattere, Copenhague, Gyldendal, 1982 ; JØRGENSEN J. C., Forfattere for folket, Copenhague, Fremad, 1990.