La poésie moderne norvégienne connaît sa première grande vague avec le romantisme, vers le milieu du XIXe siècle. Avant cette période, elle se limite à la poésie scaldique norroise et à quelques poètes baroques, tels Petter Dass et Dorothe Engebretsdatter*. La poésie romantique, liée au nationalisme, est nourrie par le travail sur la Constitution, en 1814, puis par l’intérêt des universitaires et des intellectuels pour l’histoire et le folklore. Dans ce mouvement lyrique, prolongé par le symbolisme vers la fin du siècle, la femme est une muse, un objet d’amour ou la nature même, toujours invoquée dans une position qui assure au poète sa subjectivité masculine et sa transcendance créative. Dagny Juel Przybyzsewska *est l’une des rares Norvégiennes à s’exprimer dans ce discours lyrique.Dans l’entre-deux-guerres, trois femmes marquent...
La suite de cet article n'est pas accessible gratuitement.
■ HAGERUP I, L’amour mourra aussi, Cordes-sur-Ciel, Rafaël de Surtis, 2011 ; HOFMO G., Tout de la nuit est sans nom, Cordes-sur-Ciel, Rafaël de Surtis, 2010 ; TAKVAM M., La rivière est un rai d’argent, Cordes-sur-Ciel, Rafaël de Surtis, 2011.